Se recueillir sur la tombe de Claire

Le lien entre Claire et l'Abbaye de Boulaur

 

A l’origine, une belle grâce de Claire…

En 1979, la communauté de l’abbaye Sainte-Marie de Boulaur, située à quelques 25 km de la maison de Claire à Lauret, souffre d’un grave manque de vocation depuis sa fondation 30 ans auparavant. La communauté n’est constituée que de 5 sœurs et la situation, très critique, fait entrevoir une fermeture prochaine de l’abbaye. 

Le Père Abbé général de l’Ordre cistercien vient d’ailleurs  faire une visite régulière, qui doit aborder l’avenir de la communauté : à son arrivée, il se voit proposer par la Mère Supérieure la lecture du livre sur la vie de Claire écrit par Madame de Castelbajac et paru l’année précédente. Il n’est d’abord pas très enthousiaste à l’idée de lire la vie d’une nouvelle figure pieuse, telle qu’on lui en offre à découvrir dans tous les monastères où il passe… 

 

Demandez un signe !

Le soir pourtant il se plonge dans le livre et tombe sous le charme de Claire. Son enthousiasme, sa joie, sa foi, tout son témoignage le touche profondément. Le lendemain matin, il vient trouver la Supérieure pour lui dire qu’il est persuadé que Claire est sainte, qu’elle est canonisable, et qu’il faut lui demander un signe pour pouvoir ouvrir un procès en vue de sa béatification : ce signe, ce sera 5 vocations dans l’année ! Les Sœurs, qui n’y croient pas tellement, obéissent pourtant… et les 5 vocations demandées arrivent.

Ainsi, la communauté retrouve un nouvel élan qui ne se dément pas avec le temps : aujourd’hui, les moniales sont 24 à Boulaur mais la communauté a déjà essaimé dans un autre monastère… 

 

La tombe de Claire à Boulaur

Si Claire n’a fait que passer une fois ou l’autre à Boulaur durant sa vie sur cette terre, la grâce des « 5 vocations » a été à l’origine de l’ouverture de la procédure en vue de son éventuelle béatification. Le lien entre Claire et Boulaur est donc désormais important et c’est à la communauté qu’a été confiée la postulation de la Cause. 

En 2004, l’archevêque d’Auch demande aux sœurs d’accueillir le corps de Claire dans leur église. Il veut qu’il soit en sécurité et que les nombreux pèlerins qui viennent prier auprès d’elle puisse continuer à être accueillis. Jusqu’ici la mère de Claire s’en chargeait mais elle est âgée et a décidé peu de temps auparavant de quitter Lauret pour se retirer à Boulaur afin d’y finir ses jours auprès de la communauté. 

Le corps de Claire est donc transféré du petit cimetière jouxtant la chapelle de Lauret à l’Abbaye de Boulaur depuis le printemps 2004.